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13/07/2009

L'important, ce n'est pas le roman, c'est le romancier

 -Monsieur Beorn, le monde entier s'accorde à dire que votre dernier roman est absolument génial. Quel est votre secret ?

-Tu crois quand même pas que je vais le dire à tout le monde, eh, macaque !

-Euh, mais n'avez-vous pas un ou deux conseils à donner aux débutants qui vous adulent ?

-Un ou deux conseils ? Moui. Je ferai peut-être un blog un de ces jours.

-Ce roman, c'est l'aboutissement de votre carrière, c'est votre grand-œuvre, n'est-ce pas ?

-L'aboutissement de ma carrière, c'est quand je serai mort. Ce roman, c'est juste le dernier avant le suivant. L'important, c'est pas le roman : c'est moi.

-Je vous demande pardon ?

-Quand tu as du pain pour dîner, et que c'est une bonne baguette chaude, croquante, avec un bon goût de pain, pas un de ces pâtons surgelés avec la moitié de la croûte qui part en miettes dès qu'elle voit un couteau... Tu es content ?

-Certes, mais euh... Quel rapport avec euh...

-Alors tu te plantes. Pour ton dîner, tu auras du bon pain, tant mieux pour toi. Mais ce qui compte, c'est d'avoir la bonne boulangerie à côté de chez toi.

-Voudriez-vous par hasard, au moyen d'une subtile métaphore, nous indiquer que le boulanger est plus important que le pain ? Et par là même, que l'auteur est plus important que le roman ?

-Ben voilà, ça finit par rentrer dans la caboche, on dirait.

-Dois-je comprendre que vous encouragez le laxisme, que vous restez dans l'attente d'un hypothétique chef-d'œuvre, sans vous consacrer pleinement à votre tâche présente ?

-Répète un peu pour voir ? C'est mon poing dans la cheutron que tu veux ? Si tu écris un roman, tu le fais bien. Basta. Tu te renseignes, tu te relis, tu t'accroches, tu y mets tes tripes. Tu vas jusqu'au bout même si tu dois avancer sur les dents, et tu te fais relire, et tu te corriges. Dix fois, vingt fois. Le temps pour pondre un roman, il se compte en mois au minimum, et plutôt en années en général. Si tu comprends pas ça, t'arriveras jamais à rien, p'tit gars. Mais tout ce trinlinlin, ça fait partie de l'apprentissage, celui pour devenir un bon romancier : on n'apprend jamais rien les mains dans les poches. Seulement si tu te plantes sur ce roman, y'a pas le feu au lac. Il faut savoir tourner la page, tu en feras d'autres et des meilleurs.

-C'est donc un état d'esprit que vous préconisez, une manière d'accepter plus facilement un éventuel échec pour...

-Nan. C'est aussi une façon de travailler : il y a des auteurs qui se tuent à faire du sur-place au-dessus du même roman pendant vingt ans de leur vie. Bon, parfois, ça peut leur réussir, je dis pas. Mais le plus souvent, les débutants qui s'acharnent sur un roman ont tort. Le premier roman est rarement bon, il est souvent taillé de travers, en général, en arrivant au bout, on s'aperçoit qu'on a changé de style et qu'on s'est amélioré. Ou alors, on n'arrive jamais au bout parce qu'on n'en peut plus de cet univers et de ces personnages. Parfois, il vaut mieux carrément le réécrire entièrement. Parfois, il faut laisser tomber et passer à un autre projet. Moi il y a quelques années, j'ai écrit au moins deux romans juste pour m'entraîner, pour apprendre à être bon. Je ne les ai jamais montrés à personne : avant même de les écrire, je savais qu'ils n'auraient pas le niveau. Mais aujourd'hui, quand je suis devant mon écran, ils sont là, dans ma tête, dans ma façon d'écrire, ils m'ont appris et ils m'aident.

-Vous préconisez donc aux débutants d'écrire des romans pour rien ??

-Mais non, tout le monde n'est pas obligé de faire comme moi. Seulement, il faut voir les choses sur un long terme, sur des années et des années, sur une vie entière. Toujours penser à améliorer sa compétence, à ce qu'on doit apprendre, à ce qu'on doit lire, à nos faiblesses à travailler : le truc pour un écrire un bon roman, c'est de devenir un bon romancier. Si t'as compris ça, mon lapin, alors t'as tout compris.

(vous en conviendrez comme moi, ce Beorn est un rustre)

Commentaires

Qu'est-ce-que ça fait du bien des articles comme ça !
Je suis en plein dans la phase "remets (encore) ton ouvrage ou passe au suivant parce que celui là, ça va ?".

Tu es plein de sagesse, Tonton Beorn !

Écrit par : NB | 13/07/2009

Merci NB !

Je ne connais pas ton roman, mais je sais à quel point tu t'es investie sur ce projet et depuis combien de temps tu y travailles. Et je sais que c'est du bon boulot, sérieux, abouti.
A mon avis, quand on a fait tout ce qu'on pouvait et qu'on en a raz la casquette, il ne faut pas se forcer. On risque de se dégoûter et d'écrire des choses dégoûtantes. Ce n'est pas la voie pour devenir un bon romancier.
A toi de voir si tu en es là ou non !

Écrit par : Beorn | 14/07/2009

ah là là. Et moi qui m'attendais à un portrait du scribouillard suant sang et eau sur son tapuscrit, tout seul dans sa piaule avec son ordi pour seul ami... Tu me déçois ^^

...

C'est clair, tu es plein de sagesse ! Je retiendrai le conseil quand je serais prête à jeter mon projet par la fenêtre!

Écrit par : Black | 15/07/2009

C'est vrai !

Voilà de bon conseils.

En plus, on doit penser le livre dans sa carrière d'écrivain, et non pas comme sa carrière.

Mettre dans un tiroir, une oeuvre, ce n'est pas l'enterrer.
C'est pouvoir la ressortir au bon moment, avec toute sa compétence acquise. (et/ou sous la pression d'un éditeur, ce qui remotive)

Par contre, ce que ne dit pas Tonton Beorn, c'est qu'il ne s'agit pas d'avoir une bonne boulangerie à côté de chez soi... mais d'apprendre auprès du maître boulanger (des fois qu'il partirait, ou serait lâchement assassiné par un concurrent à la baguette molle :-)))

De copier son savoir-faire pour l'intégrer à sa propre façon de mélanger la pâte.
Apprendre avec lui, avec ses mots, avec sa mélodie, avec sa façon de tourner les phrases.
Comprendre pourquoi son livre est bon, assez pour être édité.
Pourquoi le plan de sa maison tient la route.
Pourquoi il sifflote de telle ou telle façon.

Plusieurs maîtres boulangers, statufiés dans le papier, si peu de constructeurs de cabanes pour le comprendre.

Copier - coller
Imiter - mélanger
Trouver sa différence
Absorber la compétence
Pour devenir soi-même maître boulanger. :-o

Bien Amicalement
L'Amibe_R Nard

Écrit par : Amibe_R Nard | 15/07/2009

Blacky : ah, si seulement j'avais mon ordi pour seul ami... Mais argh, j'ai aussi deux marmots qui veulent tout le temps jouer avec papa !!!
Et on ne jette jamais de roman, vilaine ! Comme dit l'Amibe, on le range dans un tiroir et on le ressort quand c'est son heure.

L'Amibe : oui, apprendre des autres écrivains, c'est le secret des grands. Lire lire lire, c'est encore le meilleur conseil que j'aurais jamais à donner.

Écrit par : Beorn | 15/07/2009

Lire, c'est copier de manière indirecte :-)))

Pour apprendre, il y a mieux.
Nos anciens instituteurs connaissaient la dictée apprise par coeur (ce n'était pas sans raison) avec des textes de très bonne facture (pas le gnan-gnan actuel pour débiliter l'esprit)

Moi, je conseille d'aller plus loin dans cette idée.

C'est la copie-imitation d'un texte, avec son propre sujet.

On repère une belle scène de bataille ou autre, bien décrite, on l'adapte à son monde (pour le premier jet). Tous les singes (et les petits d'hommes) apprennent en imitant, en copiant, pour mieux s'approprier les techniques de leurs maîtres parents... avant de voler de leurs propres ailes.


Le Lagarde & Michard est rempli de pépites, cependant on peut directement attaquer avec les auteurs qui nous plaisent.

Imiter, c'est aussi comprendre ce qui nous plaît et découvrir des techniques d'écriture.

Et peut-être pas que "ça".

J.C. Dunyach ne conseille-t-il pas, avant de commencer à écrire, de recopier six lignes d'un auteur que l'on aime.
Et il n'a jamais dit qu'il fallait se cantonner au début, mais bien "avant de commencer à écrire"


Suivons aussi Olivier Paquet dans sa démarche d'apprentissage
http://olivier.paquet.free.fr/parcours.htm

"- En tout cas, j'ai voulu imiter, reproduire ce style d'écriture.
[...]
- Leçon n°2 : Comme les élèves des Beaux-Arts, ne pas hésiter à copier un style qui vous plaît particulièrement. C'est un exercice très formateur de déconstruire un style, d'en repérer les techniques et de chercher à les reproduire. Une fois, la mécanique comprise, on peut alors déposer sa touche personnelle sur la toile."

Werber
http://www.bernardwerber.com/unpeuplus/conseils_ecrivains.html
5. Se trouver un maître d'écriture
Se trouver un maître ne veut pas dire copier, ni plagier. Cela veut dire être dans l'esprit, la liberté, la manière de développer les histoires de tel ou tel. Il n'y a pas de contradictions avec la loi un peu plus bas sur l'originalité. Lire peut vous permettre de décomposer les structures comme si on démontait un moteur de voiture Mazeratti pour voir comment c'est fait. Cela ne vous empêche pas de construire autrement une Lamborgini.

Jeury
http://ecrits-vains.com/romanciers/jeury2.html
Ou bien on est un grand lecteur, une grande lectrice de thrillers, et à force d'en lire, on finit par s'imprégner des techniques, des trucs, on voit venir l'auteur deux heures à l'avance, et un beau jour, on se dit : Et si je me mettais à écrire, moi aussi, des thrillers ?


Lire au point d'être gorgé ?
Mais pourquoi ne pas aller au plus vite, au plus près, à fleur d'auteur, dans le cutané de son expression, pour y traquer le fauve !!! :-)

Bien Amicalement
L'Amibe_R Nard

Écrit par : Amibe_R Nard | 16/07/2009

Oui, Next !!! Next !!!

Merci :)

Écrit par : Syven | 20/07/2009

Encore une fois, je ne peux qu'approuver.
Bon, de mon côté... je tente de réécrire pour avoir un vrai roman fini entre les mains. Si ce n'est toujours pas bon, je passe à autre chose. L'image de la baguette m'a bien fait rire en tout cas :))

Écrit par : Roanne | 06/08/2009

Si j'ai bien compris, je vais plutôt me tourner vers un CAP Boulangerie alors...
(Soupire et retourne à sa bêta-lecture. Note : on sous-estime le potentiel d'amélioration fulgurante dans sa propre écriture grâce à la bêta-lecture.)

Écrit par : Shaya | 06/08/2009

Y en a une excellente de boulangerie, près de chez moi, enfin, pas tout près... faut marcher et je suis paresseuse... de nature. Alors, le mieux c'est encore de faire son pain soi-même. Le premier sera raté, le suivant aussi, et encore bien d'autres mais au final, on aura appris à faire du pain, du bon pain, ou du moins du pain qui nous convient. Ben oui, parce qu'il y a quand même une question de goût. Le pain qu'on aime, nous, peut très bien ne pas plaire au voisin.

Tout ça pour dire que pour devenir un bon romancier, il faut peut-être lire beaucoup mais il faut surtout écrire beaucoup, encore et encore. De petites scènes. Pas forcément en imitant quelqu'un mais surtout en essayant de dégager une ambiance, une personnalité. Et se relire surtout, plus tard, beaucoup plus tard, et se demander ce qu'il y a de bien ou de pas bien dans le morceau écrit et recommencer pour imaginer une autre scène, une autre ambiance, une autre personnalité. Encore et encore.

Pour moi, le tort des débutants n'est pas de s'acharner sur un roman c'est de vouloir commencer par un roman... Mais bon, ça a réussi à Béorn. Alors, à chacun de trouver la méthode qui lui convient le mieux. :)

Je ne suis assurée que d'une chose. Heureusement que les conseils de Tonton Béorn existent. Merci. ^^

Écrit par : Benedicte | 06/08/2009

Merci Bénédicte ! C'est des conclusions à me faire rougir comme un homard au court-bouillon, ça.

Quand tu dis que c'est un tort de vouloir commencer par un roman, je suis entièrement d'accord. Contrairement à ce que tu dis, et que sous-entend peut-être la note, (et mis à part "les aventures de Dolbine", que j'ai commencé à 7 ans) moi aussi je me suis d'abord lancé dans des textes courts.

Ils permettent d'apprendre énormément de choses sans trop se décourager. Notamment parce qu'on arrive plus facilement au bout. Et aussi parce qu'ils permettent de se confronter aux nombreux concours et appels à textes.

Sinon, oui, il faut écrire pour devenir écrivain.
Ecrire, et suer, et souffrir, et... enfin c'est comme tout en fait, il n'y a pas de progrès et pas de plaisir sans effort.

Écrit par : Beorn | 10/08/2009

J'y ai réfléchis pendant mes vacances. Ben oui, je pense à ce blog pendant mes vacances. ^^ Et en fait, pour poursuivre l'analogie avec le boulanger, on peut se dire que l'orthographe et la grammaire constituent la farine et le four du boulanger. Sans une bonne farine et un bon four, pas de bon pain. C'est comme dans tout, il faut les bases.

Et oui, j'avais compris que tu t'étais lancé directement dans l'écriture d'un roman. Mea culpa. Pour être honnête, je me souviens avoir également commencé par un roman, quand j'étais en sixième mais j'ai vite abandonné. :) Faut fournir un effort prodigieux pour écrire son premier roman. :)

Écrit par : Benedicte | 11/08/2009

Héhé, je hante même les vacances de Bénédicte !

Oui, il faut un graaaaaaaand four et beaaaaaucoup de farine pour faire un roman ; et en général, il faut un peu d'entraînement pour rassembler tout ça. ;o)

Écrit par : Beorn | 13/08/2009

Ecrire un roman "pour du beurre", c'est un très bon conseil. Pas dans le sens qu'il faille absolument en passer par là, mais on voit souvent de jeunes auteurs qui se lancent dans l'écriture d'un roman entre 14 et 17 ans, et qui se posent de multiples questions sur ce qu'il faut faire ou pas pour être publié (peur qu'on remarque qu'ils ont plagié le dernier roman à la mode, peur d'être trop jeune pour être édité, peur de n epas traiter d'un bon sujet...).
Le seul conseil qu'on devrait leur donner, à mon avis, c'est de commencer par écrire ce qu'ils ont envie, de le faire le mieux possible sans se pose trop de questions. De toute façon, ils se rendront compte plus tard que leur manuscrit sera bon à jeter aux orties. Et c'est une bonne nouvelle, ça prouve qu'ils ont progressé.

NB : félicitations pour ces articles passionnants !

Écrit par : Imagineria | 22/08/2009

Merci Imagineria, et content de te voir par ici ! Je vais souvent jeter un oeil sur ton blog.

Ne pas se faire trop d'illusions sur sa chance d'être édité à 14 ans, je suis bien d'accord. Et écrire ce dont on a envie, d'accord aussi (mais ça vaut aussi pour les autres !).

Écrit par : Beorn | 23/08/2009

Voilà, j'ai fini de tout lire ! :)

Alors j'ai trouvé dans ce blog des informations très intéressantes qui m'ont bien aidé pour la réécriture en cours de mon manuscrit.
Merci beaucoup !^^

J'aimerai faire une remarque à propos de ce qui a été dit dans les commentaires : un premier roman est certes assez bancal au début, mais parfois, quand le scénario le permet, il est possible de faire une réécriture profonde et en faire quelque chose de parfaitement potable.
Bien sûr, le travail de réécriture est énorme, mais cela reste dans le domaine du possible... (ou alors tout espoir est perdu pour l'hexalogie que j'ai en tête ^^").

Sinon, quand aurons-nous un nouvel article de tonton Beorn ? :)

Écrit par : Feldo | 25/08/2009

Tu as tout lu d'un coup ???
My god, ça a dû te donner soif, tiens, tu prendras bien quelque chose pour fêter ça ?
Merci en tout cas et bienvenue chez moi !

La réécriture complète d'un vieux roman de A à Z, oui, c'est parfaitement possible, je l'envisage d'ailleurs dans cet article, je crois.
Mais c'est vraiment beaucoup de boulot -plus de boulot, à mon avis, que d'en écrire un nouveau.

Et pour le nouvel article, eh bien... Quand j'aurais une nouvelle idée, peut-être ? :o)

Écrit par : Beorn | 26/08/2009

Eh oui ! Et pourtant on a envie que son premier roman soit le bon, surtout quand on n'a pas encore écrit une seule ligne du deuxième.
Ceci dit, je préfère manger le pain plutôt que le boulanger.

Écrit par : Pierre-Louis | 22/07/2010

Moi je préfère encore les croissants, mmmh...

Écrit par : Beorn | 09/08/2010

Bon, ça fait un temps que j'ai lu cet article, mais bêtement, à l'époque, je me disais que poster un commentaire sur un vieil article serait mal à propos - ah ah, qu'elle est bête.

A l'époque, j'ai dû me mordre le poing pour ne pas rire. C'est diablement drôle.
Voilà, c'est tout.
(Pendant une ligne ou deux, j'avais cru à la vraie interview, aussi).
Bref, c'est drôle et... C'est drôle.
(Et le passage "obstination au premier roman" me remémore le très vilain truc de fantasy commencé à quatorze ans et définitivement abandonné à dix-huit - je pense qu'on en a tous un comme ça, cent trente-cinq pages de stéréotypes qui se prennent au sérieux sans intérêt - qui traîne encore, nostalgie quand tu nous tiens, sur mon DD. Ah, la jeunesse*...)

*Nota : l'auteur de ceci aura vingt ans et demi dans un mois. Ah ah ! Ces jeunes crétins !

Écrit par : @now@n | 04/06/2011

Il n'y a aucune notion d'actualité dans ces articles, donc poster un commentaire, c'est toujours une bonne idée. :)
Mais je suis à peu près sûr que tu n'es pas une jeune crétine. Et puis... merci !

Écrit par : Beorn | 11/06/2011

Bonjour, j'ai parcouru votre blog et j'en ai apprécié le ton.
Ecrire, finalement, est ce qui importe.
Je pense que le style évolue, au fil de nos récits, au fil de nos lectures, au fil de nos expériences de vie. Je n'écris absolument pas de la même manière qu'il y a deux ans, je m'améliore (enfin, je pense) constamment.

Écrit par : Olivia | 13/06/2011

Merci Olivia et bienvenue sur ce petit bout de blog !
Absolument, on évolue et on apprend. Je ne vois pas pourquoi écrire serait différent de toutes les autres activités humaines : tout s'apprend.
Je suis convaincu que tu t'améliores et que tu continueras à t'améliorer. La vraie différence entre les bons et les mauvais, elle n'est pas dans les gènes, elle est dans le travail.

Écrit par : Beorn | 17/06/2011

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