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30/05/2009

Comment faire aimer votre personnage / Partie II

Les « trucs » qui tiennent à la technique d'écriture

a) Se mettre directement dans sa tête avec une narration à la première personne. Malheureusement, il existe aussi de multiples inconvénients (impossibilité de décrire ce qui n'est pas sous ses yeux ou de parler de choses qu'il ne connaît pas, subordination du style au caractère du personnage etc.).

b) Dans les dialogues, essayer lui donner une âme, de la verve : le rendre surprenant (pas trop non plus, il est difficile de s'identifier longtemps à quelqu'un de trop « typé »).

Exemple type : Han Solo.

c) Dans sa description, trouver les mots, les détails, les images qui font vrai.

Exemple type : Grand-Pas dans l'auberge du Poney Fringuant.

d) Lui donner un passé, dans un flash-back, dans une anecdote racontée par un autre personnage, dans une coupure de journaux ou dans les pensées du personnage lui-même... Pas forcément raconter toute sa vie, lever un petit bout du voile peut suffire. Peu importe la technique et peu importe la longueur, mais faire en sorte qu'il acquière une existence en dehors de l'intrigue immédiate qui nous occupe, cette nouvelle dimension lui donnera de la profondeur.

Exemple type : Dans Réservoir Dogs, le flic infiltré, pour se faire accepter de ses compagnons gangsters, leur raconte une fausse anecdote : comment, pendant qu'il était dans des toilettes publiques avec un gros paquet de drogue sur lui, une demi-douzaine de flics se sont installés devant sa porte avant de se mettre à se dire des blagues entre eux. Le fait de raconter cette anecdote lui permet de "créer" son personnage de gangsters aux yeux des autres, et ça marche.

 

Comment faire aimer votre personnage / Partie I

Attention, je n'ai pas de recettes miracles, je ne vais donner que quelques trucs, histoire de faire tourner les méninges.

Le personnage porte le récit ? Il incarne les grands enjeux de l'intrigue ? Il est traversé par des conflits inérieurs ? Il est porteur de conflits entre les autres personnages ? Bien. Maintenant, il faut soigner les détails.

Un personnage trop terne, trop timoré, antipathique, neutre, risquera de vous fabriquer un roman à la Flaubert (certains aiment, peut-être ? Moi non !) : un instrument utile pour révéler des choses autour de lui, mais pas quelqu'un d'attachant. Pour attirer la sympathie, il doit sortir du rang d'une manière ou d'une autre, même s'il est humble, médiocre ou maladroit, il doit y avoir quelque chose de rare en lui.

Je vais prendre volontairement des exemples de personnages archi-connus, mais ils ne doivent pas faire oublier l'infinie diversité des situations.

 

Les personnages peuvent évidemment réunir PLUSIEURS de ces traits à la fois, aucun ne peut les réunir TOUS, et ils n'ont pas forcément besoin d'en avoir trop.

Mais si jamais vous vous demandez s'il ne manque pas un peu d'empathie à votre personnage, si vous le trouvez trop « instrument » et pas assez « être humain », je vous conseille de piocher dans ces idées, elles feront peut-être votre bonheur.

(Par ailleurs, je n'ai sûrement pas fait le tour de la question, si certains ont des grains de sels à ajouter en commentaire, n'hésitez pas)